
Pompe à chaleur eau-eau · source d’eau
Un rendement de pointe, puisé dans l’eau sous vos pieds.
Une source d’eau souterraine reste entre 8 et 12 °C toute l’année. Y puiser la chaleur donne un rendement aussi bon que la géothermie, souvent meilleur, même par grand froid. Encore faut-il que la ressource soit sous vos pieds, et que les démarches suivent.
Une température qui ne varie jamais
Toutes les pompes à chaleur font la même chose : elles déplacent de la chaleur d’un point à un autre. Leur rendement dépend donc de la température de la source. Une pompe à chaleur air-eau puise dans un air qui peut descendre à −10 °C en janvier, précisément quand vous avez le plus besoin de chauffage.
Une source d’eau souterraine, elle, reste entre 8 et 12 °C en toute saison. La machine travaille donc dans des conditions constantes et favorables, y compris au cœur de l’hiver. C’est ce qui en fait, quand elle est possible, la solution la plus performante que nous installons.
L’eau n’est pas consommée. Elle est prélevée dans un premier puits, cède quelques degrés dans l’échangeur, puis retourne au sous-sol par un second puits situé en aval. Seule la chaleur est prise.
Quatre conditions, à vérifier avant tout
L’eau-eau ne se décide pas sur catalogue : elle dépend de ce qu’il y a sous votre terrain. Nous vérifions ces quatre points avant de vous engager dans quoi que ce soit.
De l’eau accessible sous votre terrain
Tout part de là. Selon les endroits, c’est le plus souvent une source d’eau, parfois une nappe phréatique : l’eau doit exister à une profondeur raisonnable et pouvoir fournir le débit nécessaire de façon constante. C’est ce que l’étude hydrogéologique établit avant toute décision.
Une eau de qualité compatible
La composition chimique de l’eau conditionne la durée de vie de l’échangeur. Une eau trop chargée en fer ou en manganèse impose des précautions particulières, parfois un échangeur intermédiaire.
La possibilité de restituer l’eau
L’eau prélevée n’est pas consommée : elle doit être rendue au sous-sol après avoir cédé ses calories. Il faut donc de la place pour un second puits, en aval du premier.
L’autorisation cantonale
Le prélèvement d’eau souterraine relève du domaine public. Il ne s’improvise pas et suppose une autorisation, voire une concession. C’est la partie que nous prenons en charge.
L’étude hydrogéologique tranche avant tout engagement. Si l’eau n’est pas exploitable, la géothermie par sondes ou une air-eau reprennent l’avantage.
L’eau souterraine appartient au domaine public
La procédure est longue et technique. Nous la connaissons et nous la prenons en charge de bout en bout.
Le pompage d’eau souterraine requiert une autorisation spéciale de la Direction générale de l’environnement, service des eaux souterraines. Le dossier comprend une étude hydrogéologique de faisabilité (capacité de la source, débit, qualité de l’eau, températures au prélèvement et à la restitution) et des essais de pompage. Si les résultats sont concluants, une concession est octroyée après enquête publique.
Au-delà de 300 litres par minute, le captage d’eau souterraine du domaine public est soumis à une concession délivrée par le Conseil d’État. Les forages doivent être annoncés au département au moins 48 heures avant le début des travaux, et un rapport géologique décrivant les terrains traversés lui est transmis dans le mois qui suit.
Sources : État de Vaud, eaux souterraines et règlement sur l’utilisation des pompes à chaleur ; règlement genevois sur l’utilisation des eaux superficielles et souterraines. État au 3 août 2026, sous réserve de modification cantonale.
Un seul interlocuteur, des spécialistes à chaque poste
Chaque étape revient au métier qui la maîtrise. L’hydrogéologie revient à un bureau de géologie partenaire, les forages à une entreprise spécialisée. Nous assurons la conception, la maîtrise d’œuvre, les démarches, le raccordement hydraulique, la mise en service et l’entretien dans la durée.
Pour vous, cela ne change rien au quotidien : vous avez un seul interlocuteur, du premier rendez-vous jusqu’aux entretiens annuels, vingt ans plus tard.
Le même soutien que la géothermie
Le Programme Bâtiments (le programme de subvention de la Confédération et des cantons) traite la pompe à chaleur eau-eau et la géothermie dans une seule et même mesure, celle qui vise les sources de meilleure qualité que l’air extérieur. Les montants sont donc identiques, et ce sont les plus élevés du catalogue.
La demande doit être déposée avant le début des travaux. Nous montons le dossier avec vous.
Barèmes 2026, mesure M-06 « pompe à chaleur sol/eau ou eau/eau » : le Programme Bâtiments pour Vaud et Neuchâtel, GEnergie (le programme de subventions de l’office cantonal genevois de l’énergie) pour Genève. Vérifiés le 3 août 2026 sur les conditions officielles des trois cantons. Le remplacement doit porter sur un chauffage au mazout, au gaz ou électrique fixe, et la totalité des besoins de chauffage et d’eau chaude doit être couverte par du renouvelable. Montants sous réserve de mise à jour cantonale.
Comment fonctionne une pompe à chaleur eau-eau
Deux puits, un échangeur, et une température de source qui ne bouge pas de l’année.
Prélèvement
Un puits de pompage puise l’eau de la source, à une température comprise entre 8 et 12 °C toute l’année.
Échange
Un échangeur transfère les calories de cette eau au circuit de la pompe à chaleur, sans que les deux fluides se mélangent.
Restitution
L’eau, refroidie de quelques degrés, retourne au sous-sol par un second puits situé en aval. Rien n’est consommé.
Chauffage
La pompe à chaleur élève la température et alimente votre chauffage au sol ou vos radiateurs, ainsi que l’eau chaude sanitaire.
Pompe à chaleur eau-eau, questions fréquentes
Comment savoir si c’est possible chez moi ?
Cela dépend entièrement de votre terrain. La première étape est une consultation des données hydrogéologiques cantonales, qui indiquent la présence probable d’une nappe ou d’une source, et sa profondeur. Si le signal est favorable, notre bureau de géologie partenaire réalise l’étude de faisabilité. Les démarches ne commencent qu’une fois la ressource confirmée.
Pourquoi l’eau-eau plutôt qu’une autre pompe à chaleur ?
Parce que son rendement est aussi bon que celui de la géothermie, souvent meilleur. Une source d’eau souterraine reste entre 8 et 12 °C toute l’année, alors que l’air extérieur descend sous zéro : la machine travaille donc dans des conditions stables et favorables, y compris en plein hiver, là où une air-eau perd du rendement. Quand une source d’eau est accessible, c’est le meilleur choix.
Quelle différence avec la géothermie ?
La géothermie capte la chaleur du sous-sol par des sondes verticales fermées, sans contact avec l’eau. L’eau-eau puise directement dans la source d’eau, puis restitue l’eau. Le rendement est comparable, souvent un peu supérieur pour l’eau-eau, mais elle dépend de la présence d’une source d’eau alors que les sondes sont possibles presque partout.
Consomme-t-on de l’eau ?
Non. L’eau est prélevée, refroidie de quelques degrés dans l’échangeur, puis rendue au sous-sol par un second puits. Le volume est intégralement restitué : seule la chaleur est prélevée.
Qui s’occupe des autorisations ?
Nous. Le pompage d’eau souterraine touche au domaine public et suppose une autorisation cantonale, parfois une concession après enquête publique. Nous connaissons ces procédures et montons le dossier avec notre bureau de géologie partenaire, de l’étude de faisabilité jusqu’à la décision.
Faites-vous les forages vous-mêmes ?
Non. Les forages sont réalisés par une entreprise spécialisée, et l’hydrogéologie par un bureau de géologie partenaire. Nous assurons la conception, la maîtrise d’œuvre, le raccordement hydraulique, l’installation de la pompe à chaleur et sa mise en service, puis l’entretien dans la durée.
Y a-t-il des subventions ?
Oui, au même niveau que la géothermie : les trois cantons rangent la pompe à chaleur eau-eau dans la même mesure. Vaud et Neuchâtel passent par le Programme Bâtiments, Genève par son propre dispositif GEnergie : CHF 20’000.– de forfait en habitat individuel dans le canton de Vaud, CHF 3’000.– + 800.–/kW à Genève, CHF 8’000.– + 400.–/kW à Neuchâtel (barème 2026). L’installation doit remplacer un chauffage au mazout, au gaz ou électrique fixe, et la demande être déposée avant le début des travaux. Voir le détail sur notre page subventions 2026.
Chaque installation est étudiée et dimensionnée selon les normes SIA en vigueur : besoins de chaleur du bâtiment, hydraulique, émetteurs, puis mise en service et réglage. L’équipe cumule plus de vingt ans d’expérience du chauffage.
De l’eau sous votre terrain ?
Nous vérifions d’abord si la ressource est là. Si oui, nous nous occupons de l’étude, des autorisations et de l’installation.
- Réponse le jour même (demande reçue en semaine avant 17 h)
- Visite technique gratuite
- Offre écrite sous 48 h après la visite, remise en main propre