
Préparer sa pompe à chaleur pour l’hiver : les gestes simples et l’entretien annuel
Avant l’hiver, une pompe à chaleur air-eau demande peu de chose à son propriétaire : une unité extérieure dégagée, un écoulement d’eau libre, une pression et une régulation vérifiées. Le reste, du circuit frigorifique aux sondes, relève de l’entretien annuel par un professionnel.
Cinq gestes qui ne demandent aucun outil
Une pompe à chaleur air-eau prend sa chaleur dans l’air qui traverse son unité extérieure. Tout ce qui gêne ce passage la prive de sa source. Les gestes ci-dessous se font en quelques minutes, sans rien ouvrir ni démonter.
1. Dégager l’unité extérieure
Le manuel de l’Office fédéral de l’énergie sur les pompes à chaleur le demande expressément : la machine doit être protégée de la neige, des feuilles mortes, de la poussière et des petits animaux. En automne, retirez les feuilles accumulées contre la grille et au pied du socle ; en hiver, dégagez la neige autour de l’unité. Ne posez rien devant, ni bois de chauffage ni bâche : l’air refroidi qui sort de la machine ne doit pas être aspiré à nouveau.
2. Laisser faire le dégivrage
Par temps froid et humide, en dessous d’environ +5 °C selon le même manuel, l’échangeur de l’unité extérieure se couvre de givre. C’est normal : la machine est équipée d’un dégivrage automatique qui s’en charge. Il n’y a rien à gratter ni à arroser.
3. Vérifier l’écoulement de l’eau
Le dégivrage produit de l’eau, comme le refroidissement de l’air humide. Elle doit être collectée et évacuée par une conduite protégée contre le gel. Regardez l’endroit où elle s’écoule : des feuilles ou de la glace peuvent l’obstruer. Une plaque de glace qui grossit au pied de la machine mérite un appel.
4. Lire la pression du circuit de chauffage
Le manomètre se trouve sur le circuit de chauffage. En dessous d’environ 1 bar à froid, une installation se met souvent en sécurité. Si la pression baisse d’un hiver à l’autre, notez-le et signalez-le : une baisse répétée a une cause à chercher.
5. Contrôler la régulation
Vérifiez que la régulation est en mode chauffage et que son programme n’est pas resté en mode été ou absence. Si un code d’erreur s’affiche, notez-le avec la date : il nous fait gagner du temps, et parfois un déplacement.
Un sixième geste, pour les curieux : relever ses compteurs
Le même manuel recommande de consigner régulièrement les relevés de l’installation. Si votre pompe à chaleur a un compteur d’électricité ou de chaleur dédié, notez sa valeur au début de chaque mois. D’une année à l’autre, ces chiffres montrent si la machine consomme davantage pour le même confort.
Ce que fait l’entretien annuel
L’entretien d’une pompe à chaleur n’est pas le même travail que celui d’une chaudière. Il n’y a ni brûleur ni fumées, mais un circuit frigorifique, des débits et une électronique de réglage. Lors de notre passage, nous contrôlons :
- l’étanchéité du circuit frigorifique, les pressions et les températures de service ;
- le débit et la qualité de l’eau du circuit de chauffage, et les filtres ;
- les sondes et les paramètres de régulation, dont la courbe de chauffe ;
- les compteurs, pour comparer la performance d’une année sur l’autre.
Le manuel de l’Office fédéral de l’énergie le précise : pour qu’une pompe à chaleur fonctionne en toute sécurité et sans dysfonctionnement, des opérations de maintenance périodiques sont nécessaires. L’entretien annuel n’est pas obligatoire pour autant, à une exception près : une machine qui contient plus de 3 kg de fluide frigorigène synthétique, comme le R410A des modèles plus anciens, doit faire contrôler son étanchéité périodiquement (ordonnance fédérale sur les produits chimiques). Nous le faisons lors de l’entretien. Le contrôle de combustion, obligatoire pour une chaudière, ne concerne pas une pompe à chaleur, qui ne brûle rien.
Ce que coûte l’entretien
L’entretien ponctuel d’une pompe à chaleur commence à 450 CHF. Le contrat d’entretien commence à 490 CHF par an et donne, en cas de panne, une priorité d’intervention. Ces prix sont TTC, TVA 8,1 % comprise. Le détail est sur la page entretien.
Planifié à l’automne, l’entretien trouve la machine avant ses mois les plus chargés : une sonde qui dérive ou un filtre encrassé se corrige alors au calme, pas un soir de janvier.
Quand appeler sans attendre
Une machine qui reste en sécurité, une pression qui chute, des radiateurs froids malgré une demande de chauffage, ou une unité extérieure prise dans la glace qui ne dégivre plus : dans ces cas, mieux vaut appeler tôt. Nous dépannons toutes les pompes à chaleur, toutes marques, sous contrat ou non. Notre piquet répond de 7 h à 20 h, tous les jours, pour les urgences sur Vaud, à Genève et sur le littoral neuchâtelois. Les pièces courantes sont en stock à l’atelier de Champagne et dans nos véhicules.
Questions fréquentes
Faut-il couvrir l’unité extérieure pendant l’hiver ?
Non. L’unité doit respirer pour chauffer : une housse ou une bâche la prive de l’air dont elle tire sa chaleur. La protection utile, c’est un abord dégagé et un écoulement libre.
L’entretien est-il obligatoire ?
Non, sauf le contrôle d’étanchéité d’une machine qui contient plus de 3 kg de fluide synthétique, que nous faisons lors de l’entretien. L’entretien est surtout ce qui permet de suivre la machine sur toute sa durée de vie, de l’ordre de 20 ans, et de voir une dérive avant qu’elle ne coûte cher.
Pour une panne, la page dépannage de chauffage donne la marche à suivre ; pour planifier un entretien, passez par la page contact.
Sources
- Office fédéral de l’énergie, Pompes à chaleur : planification, optimisation, fonctionnement, entretien (PDF), chapitres 4 (source de chaleur air) et 10 (surveillance de l’exploitation et maintenance), consulté le 4 octobre 2026